Contrepied du post précédent : OUAIS ! TROCOOL !
Mais, pourquoi donc ?
Eh bien parce que, alors que la moitié de l'europe est sous la pluie, la neige, la grêle voire la tempête, moi je me balade en t shirt dans les rues de Rome sous un soleil radieux.
Et ca fait un bien fou, vous devriez essayer.
A part ca, on entre en pleine multi-campagne électorale féroce ici, et plus encore à Rome que dans le reste de l'italie. Résumé succint (enfin, autant que possible, parce que c'est un bordel mémorable. Les primaires US c'est de la rigolade à côté):
La coalition de centre gauche au pouvoir depuis les élections politiques (législatives+sénatoriales, en fait, par opposition aux élections "administraives" des conseils de province) de 2006, menée par Romano Prodi, a éclaté après la démission de Clemente Mastella, ministre de la justice et président du petit parti centriste UDEUR (Union des Démocrates Européens) démission suite à l'implication de sa femme dans une histoire de corruption.
La coalition de l'Ulivo (l'Olivier, regroupant centre démocrate chrétien, sociaux démocrates, socialistes, verts, cocos, post cocos) a donc éclaté et perdu sa maigre majorité. La droite, de laquelle Berlusconi a retrouvé le contrôle peu auparavant grâce (ironie de l'histoire ou manoeuvre délibérée, l'avenir le dira) au tout nouveau Parti Démocrate, noyau de la coalition Prodi (l'Ulivo, donc), qui en négociant avec lui sur un projet de réforme électorale l'a réhabilité comme chef de la droite (alors qu'il était contesté) et brisé le ciment d'antiberluscoisme qui soudait le centre gauche, a donc (oui, Berlusconi, revenez au début de la digression, c'est logique, je vous jure) sonné la charge et fait pleuvoir les actions politiques devant forcer Prodi à mettre sa confiance en jeu sur le budget, sujet qui divisait déjà sa coalition avant.
Le vote a été favorable à Prodi au parlement, mais au Sénat deux voix ont manqué. Deux voix grâce auxquelles on a pu voir les députés d'Alleanza Nazionale (droite très conservatrice, 12%, second parti de la coalition de Berlusconi) sabrer le champagne pour de vrai dans l'hémicycle. C'est la légendaire classe à l'italienne, je suppose.
Le président de la république, Giorgio Napolitano (qui en Italie a uniquement un rôle d'arbitre institutionnel et d'inaugurateur de crysanthèmes), a essayé de pousser à la création d'un gouvernement d'union nationale sur le thème de la réforme électorale (les problèmes parlementaires venant du fait qu'obtenir une majorité stable est quasi impossible), mais voyant l'opportunité de retrouver le pouvoir (et de faire cesser les poursuites judiciaires qui l'accablent diront les mauvaises langues) à très court terme, berlusconi a refusé toute conciliation.
En route donc pour de nouvelles élections.
Le prochain volume, d'ici très peu, ce sera sur les recombinations entre partis et l'émergence possible de plus de bipartisme (par opposition aux 54 formations représentées au parlement/sénat lors de la dernière législature)
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